renforcement des cultures maraîchères et éducation à l’agroécologie à abalama

Pays d'action : Niger Domaine d'intervention : Agriculture

Localité :

Abalama / Niger

Domaine d'intervention :

Agriculture

Population cible :

Les élèves Les familles qui ont participé aux travaux du jardin. L'installation de familles nomades

Porteur du projet :

Takolt-n'Akarass

Partenaire local :

aide au développement Takolt n'Akarass Niger (Association)

Budget total du projet :

12000€

Partenaires Financiers :

  • Publiques
    • Indéfini
  • Privés
    • Agence des Micro-Projets
    • Agir Sa Vie

Date de lancement du projet :

15/02/2016

Date de fin du projet :

30/09/2017

Résumé du bilan

Situé dans la commune d'Aderbissinat à 80 km au sud d'Agadez, le projet de renforcement de cultures maraîchères et d'éducation à l'agro-écologie à Abalama a été un projet pilote dans une zone d'élevage particulièrement aride. Améliorer les conditions de vie des villageois et des nomades des campements aux alentours, compléter les revenus des éleveurs par l'exploitation agricole d'un terrain d'un hectare dans cette région était un enjeu de premier ordre pour un village confronté aux cycles récurrents de sécheresse et de désertification. L'introduction et la promotion de technologies agricoles respectueuses des ressources naturelles, (clôture métallique, plantation d'arbres et de haies de moringas pour lutter contre le vent et ombrager les cultures, irrigation controlée... ) ont contribué à rendre arables les terres stériles arides. La population du village a relevé le défi et la formation des écoliers aux techniques d’agro-écologie assure la pérennité de ces pratiques. Les principaux objectifs fixés : lutter contre la malnutrition, favoriser la scolarisation des enfants nomades, développer l'artisanat local et éviter l'exode rural ont globalement été atteints . Toutefois, à ce jour, la récolte n’a pas été suffisante pour des ventes en dehors du village. Les ¾ ont été consommés par les écoliers et distribués aux plus défavorisés. Le ¼ restant a été vendu sur le marché local. Différentes espèces végétales ont été testées et les plus résistantes à la sécheresse ont été sélectionnées pour la banque semencière. Les villageois ont beaucoup appris, et les échecs sont néanmoins des expériences qui permettront d'éviter les erreurs dans les années à venir.

Bénéficiaires

Nombre de bénéficiaires directs

  • Prévu : 1000
  • Réel : 1500
Explication des écarts:
accroisement de la population installation temporaire de la population nomade

Nature des bénéficiaires directs

  • Prévu : Les bénéficiaires directs du projet sont les les élèves environ 200 et les villageois qui auront suivis des formations à l'agriculture avec des techniques d'agroécologie.
  • Réel : Les élèves Les familles qui ont participé aux travaux du jardin. L'installation de familles nomades
Explication des écarts:
Augmentation du nombre des élèves Scolarisation des enfants nomades, les familles de ces enfants ont l'assurance qu' un repas par jour leur sera distribué.

Critères de sélection des bénéficiaires directs

  • Prévu : Le premier critère de sélection pour les jeunes du village est la scolarisation. Le programme éducatif permettra de sensibiliser la jeune génération des conséquences des carences alimentaires, de l'intérêt des cultures maraîchères et de l'utilisation de techniques agro écologiques pour une gestion durable des ressources naturelles mais aussi pour la restauration des terres. Les élèves seront à leur tour acteurs pour diffuser les connaissances à leurs parents. Ce projet permet aussi aux paysans et particulièrement aux femmes du village de développer des activités génératrices de revenu comme l'artisanat (vannerie) et pour les hommes, le travail de la forge (fabrication des outils aratoires).
  • Réel : Les critères de sélection des bénéficiaires n 'ont pas changé. a) les écoliers sont toujours les premiers bénéficiaires. Ces élèves seront les futurs acteurs pour la transmission de l'agro-écologie et un gage pour la pérennité du projet et un développement durable. b) la main d'oeuvre locale bénévole Il n'était pa envisageable de réaliser ce projet sans une démarche participative des villageois. Il a fallu une quarantaine d'hommes pour la pose de la clôture et la mise en place des tuyaux d'irrigation et dix maçons pour la construction du magasin et des bassins . Pour la culture, une dizaine de jeunes hommes bénévoles ont effectué le labour et plusieurs villageoises ont assuré l'arrachage des mauvaises herbes et la récolte.
Explication des écarts:
Suite à des réunions dans le village, le partenaire local a su présenter à la population, l'intérêt de ce projet innovant dans cette zone d'élevage.Bénévolement des villageois et villageoises, se sont mobilisés pour l'implantation de ce jardin. Le travail a été difficile car la terre n'avait jamais été cultivée .

Nombre de bénéficiaires indirects

  • Prévu : 350
  • Réel : 600
Explication des écarts:
Ce nouveau projet a redynamisé le village suscitant l'intérêt des personnes de passage notamment des commerçants , des artisans , des transporteurs... Avec la sécheresse qui entraîne la raréfaction des prairies, des éleveurs nomades et leurs familles sont restés dans le village.

Nature des bénéficiaires indirects

  • Prévue : - Les nomades qui sont de passage dans le village pour l’élevage excentré des bêtes. Abalama c'est aussi une zone pastorale nomade d'au moins 40km de rayon de autour du village et une zone de transhumance par caravanes de chameaux entre le Nord et le sud. - Les autres habitants (commerçants, artisans, ...) de la région d'Abalama. Par effet d'entrainement, c'est l'ensemble de la population du village et de la région qui bénéficiera de ce micro-projet pilote et expérimental de développement de l'agriculture.Par ailleurs, Il devrait appuyer la mise en place d' activités génératrices de revenus .
  • Réelle : Les nomades sont de plus en plus nombreux à se rapprocher du village. Les commerçants et artisans
Explication des écarts:
Les prairies se raréfient à cause de la sécheresse et l'élevage devient de plus en plus difficile. Les éleveurs se rapprochent des points d'eau pour abreuver leur animaux. A Abalama il y a 4 bornes fontaines dont deux d'entre elles sont réservées pour abreuver les troupeaux.

Activités menées

l'irrigation de la parcelle d'un hectare pour les cultures L'eau utilisée provient majoritairement d'un forage du village mais aussi d'un puits qui a été réhabilité à côté de l'école. Deux bassins avec robinet ont été construits sur la parcelle . Pour éviter qu'ils se remplissent de sable et de poussières transportées par le vent, l'un a été construit sur des piliers et la hauteur du deuxième est d'environ 1m50 . De plus ce système favorise l'irrigation par gravité. Des conduits en polyuréthane distribuent l'eau au niveau des parcelles. Les tuyaux ont été enterrés pour éviter l'évaporation. L'arrosage avec les arrosoirs est limité pour des cultures à proximité de l'école. - du 01/02/2016 au 31/03/2016
Le système d'irrigation goutte à goutte a été expérimenté mais n'a pas été poursuivi. Du sable bouchait les orifices et en final ce système apportait plus d'inconvénients que d'avantages .
La construction en hauteur des bassins a évité la contamination de l'eau par le sable et l'obstruction des canalisations. L'arrosage à l'aide des tuyaux avec robinets a : éviter de gaspiller l'eau , limiter les déplacements et épargner du temps au profit des travaux de jardinage. Ces tuyaux ont été enterrés pour éviter l'exposition au soleil et l'arrosage a été pratiqué dans la matinée et en fin de journée pour éviter les pertes d'eau par évaporation.
L'estimation journalière de la consommation d'eau pour le jardin est de 15 à 20 m³ environ pendant la période des cultures.
Cependant suite aux inondations, les canalisations ont été endommagées et l'irrigation a été effectuée selon la technique traditionnelle (système de canaux creusés autour des parcelles ).
Préparation et culture du terrain en friche. Le terrain a été clôturé intégralement par du grillage maintenu par des piliers métalliques. La base de cette clôture a été doublée et enterrée pour éviter la pénétration des rongeurs.Il a fallu retirer les pierres et autres débris sur le terrain avant de le cultiver. Des fosses sont creusées pour le compost . A l'aide d'outils aratoires traditionnels , dâbas et râteaux, le terrain est labouré et amendé . De la paille et des excréments d'animaux sont utilisés comme engrais. Des légumes (carottes, choux, tomates, poivrons, salades, courges) et des céréales (blé, maïs et sorgho) ainsi que des plantes médicinales ont été cultivés en associant certaines plantes entre elles. Pour lutter contre les maladies et les nuisibles , des produits naturels à base de décoctions (neeem, savon, ail) , élaborés sur place ont été utilisés. Malheureusement les pépinières d'arbres n'ont pas toutes survécu, soit par manque d'eau suite à la panne du groupe électrogène soit elles ont été emportées par les pluies torrentielles. - du 01/02/2016 au 31/03/2017
L'exploitation de la surface d'un hectare du jardin a permis d'augmenter la récolte et les produits sont de qualité. Certaines variétés d'arbre comme le dattier, le goyavier et le manguier ne poussent pas ou s'adaptent mal au conditions climatiques ou et à la nature du sol de la région.
Cependant, les précipitations abondantes en Juillet et Août 2016 ont provoquées des pertes et la récolte n'a pas été assez abondante pour des ventes en dehors du village.
Le vent chargé de sable et de poussière nuit au jardin et dessèche le terrain. La plupart des pépinières prévues pour les haies ayant péries, des pagnes tressées par les femmes ont été installées le long de la clôture mais des rafales ont fini par les emporter. La construction d'un mur en banco est à l'étude pour diminuer les effets du vent.
Le magasin en brique de terre est construit et aménagé . Les côtés sont recouvert d'une couche de ciment ainsi que la toiture. La couche de ciment sur la toiture n'a pas été suffisante pour résister aux pluies torrentielles de Juillet Août 2016. Après l'installation provisoire de bâches, il sera consolidé et le toit refait. Des semences y ont été stockées ainsi que la récolte avant d'être distribuée. - du 01/09/2016 au 31/10/2016
Il faudra attendre les prochaines récoltes pour avoir suffisamment de stock pour lutter contre la famine .
La clôture métallique préserve les cultures des animaux et
sa base a été doublée et enterrée pour éviter la pénétration des rongeurs.
La population reste confiante pour les années futures , des expérimentations de plantation d'autres céréales comme le mil devrait s'ajouter à la production .
Les pierres retirées sur le terrain et à proximité ont servi à la construction des édifices anti-érosifs. Au fur et à mesure, les pierres ramassées au cours de l'année ont été superposées pour édifier les murettes. La préparation de pépinières de neem et d'acacia et de moringa a été effectuée. - du 01/01/2016 au 01/12/2017
Les pluies torrentielles ont endommagés les cordons pierreux . Il faudra les reconsolider, augmenter la hauteur et la largeur des édifices et les entourer de grillage pour résister au courant et les rendre fonctionnels .

Effets

Effets du projet positifs prévus

Le renforcement du projet de jardin commencé en Janvier 2016 et la sensibilisation des élèves et des villageois aux techniques d'agro-écologie ont permis : de redonner vie au sol, de découvrir l'agriculture et la permaculture. Les légumes et céréales sont de qualité. Ces cultures ont amélioré les conditions de subsistance, diversifié les ressources des éleveurs et redonné espoir aux habitants du village. La population a augmenté et bénéficié d'une alimentation enrichie en légumes. L'apport de céréales et de légumes dans l'alimentation ont contribué à lutter contre la famine et la malnutrition. Les villageois sont restés au village et les nomades éleveurs ont pu être accueillis.

Effets du projet positifs imprévus

L'installation éventuellement temporaire des nomades dont les conditions d'élevage en brousse sont précaires. Développement de petits commerces

Effets du projet négatifs prévus

pas d'effets négatifs prévus

Effets du projet négatifs imprévus

Il y aurait plus d'insectes piqueurs comme les moustiques attirés par l'humidité autour des plantations.

Apprentissages et leçons tirées

Les habitants d' Abalama ont été très contents de l'implantation du jardin, c'était inespéré de voir pousser des légumes dans cette région exposée à la sécheresse , au vent et au pluies torrentielles. Une quarantaine de personnes au moins s'est spontanément porté bénévoles pour la réalisation du projet. Cependant au cours du temps il a fallu faire face à des problèmes . 1-L'irrigation à l'aide de tuyaux équipées de robinets a été emporté par les pluies torrentielles et il a fallu creuser des canaux d'irrigation ( technique traditionnelle) autour des tables de culture. 2-Le vent véritable fléau dans la région qui dessèche et recouvre de poussières les cultures. Les haies d'arbres n'ont pas été suffisantes ainsi que des pagnes en vannerie et la construction d'un mur en banco sur le côté le plus exposé devrait en limiter les effets. 3- Les pluies torrentielles ont provoquées l'affaissement de la toiture et des édifices anti érosifs et il faudra à l'avenir cimenter le toit et renforcer les édifices. 4-les essais de culture, certains arbres comme les palmiers ,goyaviers et grenadiers n'ont pas été productifs par contre les citronniers et orangers neems et moringas ont très bien poussé. De même , la majorité des plantes maraîchères testées cultivées sans engrais chimique ont donné des produits de qualité ainsi que les épis de maïs, de sorgho et de blé. Les protections des cultures sont à ce jour une priorité pour l'accroissement des récoltes à venir.

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