confortement pôle scolaire commune Doucombo pays dogon mali

Pays d'action : Mali Domaine d'intervention : Education

accès à l'éducation pour tous-lutte contre l'absentéisme

La commune rurale de Doucombo se situe  dans le Pays Dogon au Mali, sur le plateau de la falaise de Bandiagara, à 70 km de Mopti, non loin de la frontière du Burkina-Faso, et à 7okm ,à l'est de Bamako. Elle se situe, sur le plan administratif, dans le" cercle" de Bandiagara . La ville de Bandiagara est le chef-lieu  de cette circonscription du même nom ; elle compte 25 500 habitants, au dernier recensement, en 2009. Doucombo  compte environ 24000 habitants regroupés en 12 villages. Si une majorité de ces villages a une école primaire, seuls  les 2 villages de Djigui -Bombo (2500 hab.) et Kori Kori (900 hab.) présentent une capacité d’accueil acceptable. Djigui -Bombo offre 6 classes de primaire de 45 à 50 élèves chacune, sans issue vers le secondaire, et les collégiens devaient  fréquenter le collège de Bandiagara, situé à environ 18 km, et déjà surchargé. Tandis que Kori-Kori (située elle-même à 12 km de Bandiagara) propose 3 classes de primaire  et un collège (2 classes) qui fonctionne normalement ;il est situé à 30 km de Djigui ,donc trop éloigné. Ces 2 communes, qui sont  les seules dotées d'une cantine pour le primaire, ont connu ,de ce fait, un développement important. Tabalé a financé pendant plusieurs années le fonctionnement de ces cantines associées au primaire. Face à cette  situation, Le Ministère de l'Éducation  Nationale du Mali a  créé à Djigui-Bombo ,à partir de 2011,  les postes pour 3 classes de collège  nécessaires, sans aucunement donner les moyens de  construire les salles de classe. L'enseignement se déroule  donc de façon chaotique, soumis aux aléas divers ( toit de chaume sur simples piliers...),situation difficile qui ,de plus, perturbe le fonctionnement du primaire actuel. Quant à Kori Kori, si le collège fonctionne correctement, il est handicapé par l'absence de cantine pour le secondaire   Le projet présenté consiste donc à tenter de remédier aux lacunes que présentent  ces 2 communes  dans le second degré. A savoir, le manque de classes de collège à Djigui-Bombo, et pour cela construire les 3 salles de classe manquantes ,et d'autre part , créer les conditions d'une fréquentation permanente des 2 collèges, et ceci par la création et l'organisation  de cantines dans chacun de ces 2 collèges; avec la particularité suivante concernant Djigui-Bombo d'y créer une cuisine scolaire à économie de bois. Ces deux éléments forment un ensemble indissociable si on veut utilement lutter contre l'absentéisme. L'expérience démontre, en effet, que la fourniture d'une nourriture saine et équilibrée est une condition nécessaire pour lutter contre la fréquentation irrégulière de l'école. En effet, beaucoup de familles ne peuvent pas toujours fournir à leurs enfants, une nourriture suffisante pour la journée. Conjuguée avec l'éloignement, cette difficulté, conduit à ce qu'un certain nombre d'enfants  ne viennent pas à l'école ou n'y reviennent pas l'après-midi. Telle est la leçon que tire Tabalé de la période précédente avec le primaire. En outre, les responsables locaux insistent beaucoup pour que le "niveau de services" permette également de concurrencer les écoles coraniques Cette action d'accompagnement, que constituent la création et l'organisation des cantines, devrait s'étaler sur 2 ans, période qui nous apparaît nécessaire pour créer les cantines et  les organiser : définition des tâches, des rôles et des règles entre les familles, les parents d'élèves et les responsables villageois. Ainsi sera constitué un petit, mais véritable, pôle secondaire à Djigui-Bombo (9 classes au total, primaire et secondaire). Le début de la construction des classes est fixé prévisionnellement   au mois d'octobre 2015, compte tenu des financements déjà obtenus. Parallèlement seront définies les modalités d'organisation des cantines pour une mise en service  en octobre 2015. Il est demandé à l'Agence des Micro-Projets, au prix d'un investissement important d'aider à la pérennisation d'un projet éducationnel essentiel pour des villages ruraux et éloignés, ceci par une aide à la construction des classes et à la stabilisation du fonctionnement des cantines. Les avantages de ce projet sont multiples: - l'accès à l'école publique et laïque, pour tous -la présence assurée des filles pour la journée entière -l'apport d'une nourriture régulière, confectionnée avec des produits locaux ( soutien à l'agriculture de proximité) -l'intérêt d'une cuisine à bois, à Djigui Bombo, pour économiser le bois (réduction de 70 à 80%) ,et réduire considérablement les corvées de bois assurées par les femmes et les enfants Une opportunité est offerte par l'existence d'un local attenant à l'école, ce qui permettra de bâtir les feux à économie de bois, indispensables dans une région quasi-désertique -la mise en œuvre de la solidarité villageoise. Du pont de vue organisationnel, un Comité Tabalé a été mis en place.il est composé de 12 personnes qui représentent la diversité des villages; elles sont désignés par les "sages", ainsi que le président. Notre correspondant local participe également à ce comité. Le rôle de ce comité est de piloter l'ensemble des réalisations décidées sur le territoire de Djigui-Bombo. Des contacts fréquents sot instaurés entre ce comité et Tabalé A noter qu'une administratrice de Tabalé réside 6 mois par an à Bandiagara et participe à de nombreuses réunions pour la conduite et le suivi des projets. Cette organisation constitue un gage de réussite de nos projets, en général, et du présent projet, en particulier.

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