Appui à la régénération caféière dans le Sud d’Haiti

Pays d'action : Haïti Domaine d'intervention : Agriculture

Localité :

Camp Perrin / Haïti

Domaine d'intervention :

Agriculture

Population cible :

Les bénéficiaires sont des agriculteurs et agricultrices issus des localités de Toirac, Laroche et Vilou, sur les 64 bénéficiaires, 22 sont des femmes.

Porteur du projet :

Désir d'Haïti

Partenaire local :

Fond Haitien d'Appui au Développement du Sud (Fondation)

Budget total du projet :

31909€

Partenaires Financiers :

  • Publiques
    • Indéfini
  • Privés
    • Agence des Micro-Projets
    • CDC développement solidaire

Date de lancement du projet :

30/11/2014

Date de fin du projet :

15/01/2016

Résumé du bilan

Le projet a eu une large acceptation des ministères de l’agriculture et de l’environnement, des représentants de l’état de la zone, des organisations communautaires de base et des bénéficiaires directs issus de ces associations. Apres le lancement du projet et la vérification des bénéficiaires directs du projet, une pépinière a été montée á Laroche-au-Pont, localité que se trouve au centre par rapport aux autres localités bénéficiaires, avec la participation de ces différentes organisations communautaires de bases. Vingt mille (20 000) plantules ont été préparées, distribuées et mises en terres par 64 bénéficiaires des différentes localités ciblées par le projet. Des structures antiérosives mécaniques ont été érigées dans quelques parcelles après étude et renforcer par des structures biologiques (cacao, cèdre, acajou) pour éviter la perte de sol et aussi l’établissement de l’ombrage qui faciliteraient une bonne réussite de ces agroécosystèmes. Contraintes : • Grandes difficultés à trouver des semences certifiées ; • Alea climatique : plus de six mois sans précipitation.

Bénéficiaires

Nombre de bénéficiaires directs

  • Prévu : 100
  • Réel : 64
Explication des écarts:
On a reçu 65% du montant du projet initial

Nature des bénéficiaires directs

  • Prévu : Les 100 bénéficiaires sont des agriculteurs et agricultrices (30% de femmes) issues des 5 localités de le deuxième section de Camp Perrin et membres des organisations paysannes communautaires de la zone.
  • Réel : Les bénéficiaires sont des agriculteurs et agricultrices issus des localités de Toirac, Laroche et Vilou, sur les 64 bénéficiaires, 22 sont des femmes.
Explication des écarts:
Sur les 5 localités concerné par le projet, seules 3 ont été retenues vu le montant des fonds alloués

Critères de sélection des bénéficiaires directs

  • Prévu : Les 100 bénéficiaires du projet seront choisis parmi les paysans/paysannes caféiculteurs/trices des 5 localités de la deuxième section communale de Camp Perrin : Desglacis, Vilou, Bouffard, Laroche et Toirac, en fonction de 3 critères préalables : - le bénéficiaire doit posséder une superficie d’au moins 0.25 hectare - l’espace doit répondre aux conditions agro écologiques de la culture du café c’est-à-dire : l’espace a un couvert végétal et la pluviométrie moyenne de la zone est de 1000mm - L’agriculteur n’est pas déjà bénéficiaire du projet du gouvernement en cours Ces conditions une fois réunies, le bénéficiaire doit présenter son titre de propriété pour qu’il soit éligible au programme. Dans chacune des 5 zones, un groupe de 20 planteurs qualifiés c’est à dire des agriculteurs qui possèdent déjà des plantations de café vieillies pour établir les agro écosystèmes caféiers avec des sols aptes aux cultures, et des agriculteurs désireux et motivés. Les 100 caféiculteurs/trice qui sont membres des organisations paysannes de base (OPB) et des mutuelles de solidarité (MUSOS) auront la priorité. Ces critères ont été mis en place par les 3 groupements en se basant sur l’expérience, la réalité actuelle de la culture caféière dans la section et le souci de la pérennité.
  • Réel : Les critères de sélection des bénéficiaires prévus sont ceux qui ont été retenus.
Explication des écarts:
néant

Nombre de bénéficiaires indirects

  • Prévu : 1171
  • Réel : 824
Explication des écarts:
le nombre de bénéficiaires indirects est fonction du nombre de bénéficiaires directs touchés par le projet, étant donné que le nombre de bénéficiaires est moindre, les bénéficiaires indirects sont moins nombreux.

Nature des bénéficiaires indirects

  • Prévue : L'agriculture haïtienne étant une agriculture familiale, les bénéficiaires indirects sont la famille des agriculteurs et agricultrices bénéficiaires directs du projet. Les organisations paysannes de base impliquées à savoir Fetal, OPD, et Reseau, et donc l’ensemble des membres de ces 3 organisations, bénéficieront aussi de ce projet ( 150 membres pour OPD, 76 membres pour Reseau, 345 membres pour Fetal, soit un total de 571 membres) car il permettra leur renforcement. Les autres acteurs de la filière café (torréfacteurs, coopératives de vente, exportateurs, etc...) bénéficieront aussi d'une hausse de la production.
  • Réelle : Les membres de la famille du bénéficiaire directs Les organisations paysannes de base impliquées à savoir Fetal, OPD, et Reseau, et donc l’ensemble des membres de ces 3 organisations, bénéficieront aussi de ce projet Consommateurs locaux et régionaux Centres de transformation du café
Explication des écarts:
Néant

Activités menées

Motivation et sensibilisation des paysans - du 30/11/2014 au 30/12/2014
Réalisation de 5 réunions, une réunion pour chaque zone identifié à l'origine du projet : Laroche, Bouffard, Vilou, Desglacis, Toirac
Partage et compréhension du projet par tous, sensibilisation aux questions de développement local et d’implication

Vérification que les terrains concernés répondent aux critères indiqués, choix des bénéficiaires. - du 05/01/2015 au 30/01/2015
Liste des 64 bénéficiaires retenus vu qu'on a reçu 65% du montant du projet global
Achat de 60 % de matériels et équipements - du 02/02/2015 au 01/03/2016
L'ensemble des matériels est acheté et bien utilisé
Recrutement de deux techniciens pour la production des plantules et l'accompagnement technique des bénéficiaires. - du 02/03/2015 au 31/03/2015
Les deux techniciens sont: Fenel Alcids et Gesner Dubrevil, ils ont été très performants. En vu de promouvoir l'intégration des femmes , on a pris en stage deux étudiantes en dernière année d'agronomie.
Travaux de préparation de medium, remplissage de sachet, entreposage de sachets, établissement de plate bandes, semis sur plate bande, transplantation en sachet, arrosage, entretien.ires, La production de plantules a été réalisée dans une pépinière.Installation des filets protecteur du soleil, préparation du sol pour la mise en plates bandes et mises en terre des semences, suivi de la pépinière avec les bénéficiaires, - du 04/05/2015 au 02/09/2015
Une seule pépinière centrale a été mise en place à Laroche au Pont, pépinière de superficie très importante et surveillée par un bénéficiaire qui habite à côté, pour éviter les vols et faciliter les déplacements pour aller chercher de l'eau au Saut Mathurine, vu la sécheresse de la période .
Formation des paysans bénéficiaires a permis de promouvoir l’auto développement et la gestion par les bénéficiaires, la formation a été un des points forts du projet. La formation a porté sur la manutention de plantules, le stockage de plantules, le calendrier cultural adapté ; les mesures agrosylvicoles et conversationnistes, l'utilisation du niveau pour les courbes de niveau et de ruissellement, l'itinéraires des techniques de la culture caféière, technique de récolte et gestion post-récolte. Un consultant extérieur spécialisé dans la culture du café a complété les formations données par les membres de Fonhsud. - du 05/10/2015 au 27/11/2015
64 agriculteurs dont 22 femmes sont formés
Mise en terre des plantules qui a été réalisée plus tard dans la saison à cause du manque d'eau. Des structures antiérosives (canaux de contour, bandes enherbées, fascinage, clayonnage, etc.) ont été érigées sur des courbes de niveau pour protéger les agroécosytèmes caféiers établis. Elles ont été réalisées sur place en utilisant les ressources de la zone (pierres, pailles ou parfois du clayonnage et du fascinage en utilisant les bois de repousses) pour éviter le plus souvent l'érosion hydrique. Le suivi a été réalisé pour évaluer les 64 parcelles régénérées, vérifier que les plantules ont été mises en terre dans de bonnes conditions. - du 02/11/2015 au 15/01/2016
30, 000 plantules sont mises en terre avec des structures antiérosives mise en place sur chaque parcelle. Moins de plantules que prévu car il a été très difficile de trouver des semences certifiées, de ce fait elles étaient très chères sur le marché local vu la rareté de la production.
Les 64 parcelles sont en moyenne de 0,5 hectare, elles sont régénérées, le taux de reprise des parcelles est d’environ 90% , cependant il faut attendre encore quelques mois pour avoir le pourcentage définitif.

Effets

Effets du projet positifs prévus

Implication forte des organisations paysannes

Effets du projet positifs imprévus

La participation des étudiants en agronomie

Effets du projet négatifs prévus

néant

Effets du projet négatifs imprévus

1) Difficulté de trouver des semences certifiées, de ce fait elles étaient très chères sur le marché local vu la rareté de la production. Des démarches ont été faites auprès de l'institut du café mais sans résultat. Le ministère de l'agriculture avec son projet Hydroplan avait le même souci, de ce fait il n'a pas pu terminer son projet . 2) Le manque de pluie par rapport aux précipitations habituelles à cette saison.

Apprentissages et leçons tirées

Les membres de Fonhsud connaissent mieux le mode de fonctionnement des organisations communautaires de base, ils ont aussi appris des paysans. Mode de fonctionnement des organisations paysannes : Vu le niveau d’instruction des membres, ils ne comprenaient pas l’utilité de l'organisation et les objectifs précis, malgré qu’ils en soient membres. A travers ce projet, suite aux formations reçues, ils ont pu renforcer et comprendre le pourquoi de l'organisation, son utilité et les critères à respecter pour la bonne marche de l'organisation. Ils ont vite compris que pour changer le visage des zones rurales, ils doivent apporter leur contribution. Et le projet de la régénération caféière a été un exemple vivant. Il avait eu une forte participation des gens de la communauté. Par ailleurs, les paysans nous ont légué leur savoir-faire et leurs connaissances ancestrales sur la culture caféière ce qui nous a permis de mieux gérer la pépinière et les plantations, en suivant leurs conseils.

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