Forum Convergences – 4 et 5 septembre 2017 – 10ème édition

L’Agence des Micro Projets (AMP), un programme de l’ONG La Guilde, était présente sur ce Forum pour présenter ses différents programmes. Elle a également été invitée à organiser une conférence sur les Enjeux du Numérique dans l’aide au développement.

Des porteurs de projets, des associations, des organisations, des entreprises publiques et privées ainsi que de nombreux potentiels partenaires se sont entretenus avec l’équipe AMP afin de démultiplier leurs actions en France, en Europe et dans les pays en voie de développement en partenariat avec les associations locales.

Thierry Barbaut était modérateur de cette conférence et a introduit la thématique. Un récent entretien de Thierry Barraut, Responsable Numérique et Communication de la Guilde, a été publié sur le blog ID4D de l’Agence Française de Développement.

 

Thierry Barbaut était modérateur de cette conférence et il a introduit la thématique :

Thierry Barbaut : "Le numérique, le big data, l'internet collaboratif, les e-services sont indiscutablement un axe majeur de l'aide au développement. Ils sont mentionnés dans plus de 10 composants des Objectifs de Développement Durable, les ODD."

Thierry Barbaut : « Le numérique, le big data, l’internet collaboratif, les e-services sont indiscutablement un axe majeur de l’aide au développement. Ils sont mentionnés dans plus de 10 composants des Objectifs de Développement Durable, les ODD. »

« Le Smartphone, avec sa démocratisation, c’est le couteau suisse du numérique. Imaginons dans quelques années : la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et les objets connecté nous offrent déjà de nouvelles perspectives.

Le numérique, le big data, l’internet collaboratif, les e-services sont indiscutablement un axe majeur de l’aide au développement. Ils sont mentionnés dans plus de 10 composants des Objectifs de Développement Durable, les ODD.

L’Afrique compte aujourd’hui plus de 750 millions de téléphones mobiles et un milliard de cartes SIM active, c’est plus qu’en Europe et aux états unis réunis.
C’est ainsi que les thématiques de la santé de l’éducation, l’agriculture, l’énergie, l’environnement deviennent la e-santé, e-éducation, m-agriculture ou greentech… Nous parlons aussi d’innovation inversée avec les fintech dont l’application la plus connue est le mobile money. Une innovation qui permet à des millions de personnes vivants dans les pays en voie de développement de posséder enfin un compte en banque sécurisé et ainsi d’accéder à l’épargne, l’assurance et aux autres services.
Il faut aussi évaluer les risques lié aux nouvelles technologies, la cyber sécurité, l’identité numérique, celle des citoyens bien sur mais aussi celle des organisations des entreprises et des états.
Le numérique dans l’aide au développement c’est aussi la conduite du changement, et nous sommes souvent réfractaire à ce changement il faut apprendre de nouveaux usages pour de meilleurs objectifs. Mais quand le numérique est adapté à notre besoin nous l’adoptons et nous n’imaginons pas revenir en arrière !

Nous qui sommes acteurs de ce développement, n’oublions jamais de développer des outils adaptés aux humains et a notre environnement et c’est justement ce que font nos intervenants »

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Les intervenants :

- Anne Roos-Weil dirige l’association Dantoli.

Anne Ross-Weil a expliqué comment elle a réussi à implanté un système de santé basé sur des représentant communautaire au Mali pour déployer un carnet de santé sur une application mobile. Les données des différents patients sont collectés et traité par les centres de santé qui sont connectés au système. Les patient cotisent et peuvent ainsi bénéficier de soins et d’un suivi personnalisé. Djantoli est désormais reconnu comme un système efficace et innovant en terme de e-santé en Afrique de l’Ouest.

La « solution » Djantoli est utilisée par des milliers de bénéficiaires et les politiques publiques s’intéressent de près aux avantage de démultiplier le système. Un développement est possible également dans les pays voisins.

 

- Jérôme Grüber est directeur du numérique de l’Agence Française de Développement.

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Jérôme Grubër insisté sur le fait que l’Agence Française de Développement avait aussi pour objectif d’écouter l’ensemble des acteurs afin que l’AFD puisse développer une véritable expertise interne et externe et ainsi muter en un véritable « bailleur numérique ».

La stratégie est double pour l’AFD : a la fois intégrer en interne des processus d’évolution vers les nouvelles technologies avec la dématérialisation, l’utilisation de plateformes collaboratives et une meilleure capitalisation des données. Mais aussi avec les partenaires sur l’ensemble des opérations de l’AFD : les villes intelligentes, les greentech, les drones et la sécurité numérique.

L’identité et la culture doivent aussi rester au cœur des préoccupations de l’AFD. M. Grüber confirme, développer des solutions numérique pour les humains et adaptées aux différents environnements.

L’enjeu pour l’AFD est d’être clairement identifié comme expert dans différents domaines du numérique pour les pays en voie de développement.

L’AFD va lancer son nouveau site internet en septembre et début 2018 un nouveau blog ID4D !

 

- Martin de Noblecourt responsable de projet pour CartONG (Etude NTIC, tendances projets, terrain)

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Martin de Noblecourt présentait l’évolution de l’ONG CartONG sur les dernières années, comment l’ONG experts en cartographie avec le projet Open Stree Map est devenues aussi prestataires dans les NTIC vers les pays en voie de développement. CartONG à justement produit une étude sur les NTIC dans les microprojets. cette étude est disponible dans l’observatoire de l’Agence des Micro Projets.

 

- Ollivier Allard délégué Général de l’ONG La Guilde (RS, dématérialisation : 1 000 projets 4 personnes)

Olivier Allard a expliqué comment l’Agence des Micro Projets a pu passer du papier au numérique sur plus de 1 000 projets par an avec les avantage de piloter des datas et d’en exploiter les précieuses informations par pays, thématiques, partenaires et impacts. Il à également évoqué l’aspect vertueux et inattendu du cofinancement sur la plateforme. En effet avec un seul projet un organisme peut être lu par plusieurs bailleurs partenaire de l’AMP et ainsi recevoir plusieurs financements.

L’écosystème numérique de l’AMP c’est un site internet, une médiathèque, un plateforme de crowdfunding, un moteur de recherche de financement et bientôt une nouvelle plateforme multi-bailleurs !

Olivier Allard évoque aussi l’impact des réseaux sociaux pour l’AMP : « depuis 2013 nous développons une véritable stratégie numérique, dans ce cadre nous avons crée une page Facebook pour l’Agence des Micro Pro jets qui compte désormais plus de 88 000 followers. Au delà du chiffre nous notons deux effets positifs, premièrement le dynamisme de cette communauté qui cherche à en savoir plus sur nos actions, nos financements, mais aussi nos impacts, nos bénéficiaires, et qui grâce à Facebook, découvre nos photos de missions terrais mais aussi nos vidéos, nos témoignages, Facebook est à lui seul un média puissant pour l’Agence. Les internautes communiquent aussi entre eux sur notre page c’est donc participatif et collaboratif. Deuxièmement ce réseau social nous permet par le biais du téléphone mobile, sur un continent comme l’Afrique ou plus de 750 millions de mobiles sont actifs de toucher directement nos bénéficiaires, nos partenaire locaux, bref l’essentiel des acteurs qui sont tous « connectés » ils n’ont pas accès à un ordinateur et l’accès internet est inexistant hormis par la 3G sur les mobiles. Ces stratégies nous les appliquons désormais aussi sur nos autres programmes comme le volontariat et de nouveaux outils numériques seront présentés début 2018″.

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- Thomas Samuel dirige l’entreprise Sunna Design

Thomas Samuel permet aux populations d’Afrique de l’Ouest de faire installer au cœur des villages des mats solaire.
Son installation innovante est financée avec du prêt. Les bénéficiaires peuvent avoir le courant chez eux par fil relié au mat solaire. Ils payent avec une application de mobile money installée sur le téléphone qui est fourni dans le kit.

Le lien entre le numérique et les énergies renouvelables est fort et sans ces systèmes innovants de paiement dématérialisé les bénéficiaires ne pourraient pas avoir accès à l’électricité. Plus de 15 000 installations sont opérationnelles en Afrique et Sunna Design discute avec de nombreux gouvernement pour démultiplier cette solution.

Toute l’équipe de l’Agence des Micro Projets vous donne rendez-vous l’année prochaine pour le Forum Mondial Convergences 2018 !

Thierry BARBAUT

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