Profil d’experts des microprojets #1

Lors de chaque session d’appel à projets, l’AMP sollicite l’expertise des membres de son comité d’experts, qui s’élargit chaque année. Ces derniers, dont les profils sont très diversifiés, apportent une analyse des projets en fonction de leur expertise géographique et thématique, et participent ainsi à la sélection des projets lauréats.

Retrouvez chaque mois la présentation d’un expert externe de l’Agence Micro Projets.

 

Fabrice Bertin

Médecins du Monde

Instructeur à l’AMP pour les projets dans le domaine de la santé.

Profil linkedin

 

Fabrice Bertin appuie la mise en œuvre de projets en Afrique de l’Ouest et centrale depuis 2014. Il a travaillé pour plusieurs organisations humanitaires spécialisées dans le renforcement des systèmes de santé (Croix-Rouge française, Plan International, Médecins du Monde).

 

Quels enseignements tirez-vous de l’instruction des microprojets ?

 

J’appuie l’AMP depuis novembre 2015 et la découverte de nouveaux microprojets est toujours une expérience riche en enseignements. Les porteurs de projet proposent des initiatives ambitieuses, malgré les moyens limités dont ils disposent, et développent des approches qui démontrent souvent une grande inventivité. En utilisant les ressources disponibles (utilisation de matériaux de production locale, formation à des petites activités pour diversifier les sources de revenus, utilisation de panneaux solaires, etc.), ils parviennent à surmonter d’importantes contraintes et à mener à bien leurs initiatives. Cela me permet de découvrir de nouvelles approches et est très enrichissant pour mon travail.

 

Quel conseil apporteriez-vous à des porteurs de projets qui souhaitent mettre en place un projet dans le domaine de la santé ?

 

La plupart des porteurs de projets ont une très bonne connaissance du contexte dans lequel ils interviennent et ils s’investissent pendant plusieurs années auprès de leurs partenaires locaux. Cette connaissance du contexte me paraît essentielle à la mise en œuvre des projets, en particulier dans le domaine de la santé.

De manière générale, il est également très important d’associer le plus étroitement possible les autorités locales à la mise en œuvre des projets, si possible dès la conception des activités. En effet, une fois le projet terminé, les autorités locales sont souvent les seuls acteurs en mesure de reprendre les activités et d’assurer le continuum de soins. Et il faut à tout prix éviter une suspension ou un arrêt des soins pour ne pas faire courir un risque aux populations qui en bénéficient.

J’invite également les porteurs de projets à consulter la médiathèque disponible sur le site de l’AMP. Facilement accessible, elle propose  de très nombreux outils qui peuvent les aider à concevoir et mettre en œuvre leurs activités.

 

Quels sont pour vous les atouts ou freins des microprojets dans les pays en voie de développement ?

Le frein le plus évident me semble être l’impact limité de ces microprojets, du fait des moyens limités investis. Néanmoins, il faut relativiser cet impact par le fort engagement que démontrent les porteurs de projets. Très souvent, ceux-ci parviennent à mettre en place des actions très ambitieuses par rapport aux moyens dont ils disposent. Et peu d’acteurs seraient capables d’un tel résultat !

 

Nous sommes toujours ouverts à l’idée d’accueillir de nouveaux membres au sein de notre comité d’experts externes. Si vous êtes intéressé.e.s pour le rejoindre, merci de prendre contact avec nous à l’adresse servane.bourgeault(at)la-guilde.org, en expliquant votre motivation et vos domaines d’expertise. Ce travail est bénévole, et nous comptons sur votre participation pour la durée de votre choix.

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